
UCG : les défis et prouesses académiques de l’année 2022-23 résumés à la 25e session du CA
Le mardi 16 avril 2024 s’est ouverte la 25e session du Conseil d’Administration de l’Université Catholique du Graben. Deux jours des travaux destinés à une évaluation interne autour du Président du Conseil d’Administration de l’UCG, monseigneur Sébastien Muyengo, évêque d’Uvira dans la province du Sud-Kivu.
Dans la majestueuse salle de la Paix du CEFADES, à ses côtés une trentaine des membres constitués du conseil de gestion de l’UCG, les doyens des facultés et les responsables des principaux centres de recherche et de rayonnement de l’UCG.

Aux premières heures de la journée, juste après la prière d’ouverture et la bénédiction de Monseigneur Sébastien Muyengo, président du CA ; le professeur Mafikiri Tsongo Angélus, recteur de l’Université Catholique du Graben a présenté les recommandations du précédent CA et ses taux de réalisation y compris les difficultés rencontrées dans l’exécution de certaines résolutions.
Puis, pour l’année universitaire 2022-2023, le recteur de l’UCG a souligné que malgré les conditions sécuritaires particulières de la région certains objectifs majeurs ont été atteints. A la fin de l’année, tous les cours ont été dispensés, la transition vers le système LMD se fait avec ses lots des défis.
« L’année académique 2022-2023, ouverte le 6 janvier 2023- suite aux effets du COVID-19 pour se clore théoriquement le 6 octobre 2023, mais dans les faits l’année s’est terminée au mois de janvier 2024-.
Ce retard dû, en partie, à la mise en place du système LMD non maîtrisée par les instances de tutelle, transitions difficiles, contradictions entre le ministère et le comité permanent de l’ESU, des maquettes non disponibles et au climat d’insécurité qui règne dans notre région avec des marches, journées ville morte organisées par les acteurs de la société civile pour dénoncer la démission de l’État, des violences et violations des droits et libertés des citoyens que connaît notre province du Nord-Kivu en état de siège.
En dépit de ces impondérables, toutes les activités ont été réalisées, de l’inscription des étudiants à la collation des grandes, en passant par la dispensation des tous les cours, la tenue des examens et des conférences. », résume le recteur Magnifique, le Professeur Mafikiri Tsongo Angélus.

Cette année 2022-2023, il y a eu nette amélioration dans les inscriptions en L1 LMD, autour de 800 étudiants. Avec un total de plus de 2500 étudiants, les femmes occupent de plus en plus une place importante, autour de 46 %, et elles sont majoritaires dans certaines facultés que cite le professeur Mbusa Kizito Gaucher, secrétaire General Académique :
« En faculté des sciences économiques et de gestion sur 278 étudiants, 170 étudiantes. En sciences pharmaceutiques, 170 femmes sur un total de 243. Et la montée en Sciences Agronomiques avec 111 étudiantes et 147 étudiants. »

Trois femmes professeures dirigent aussi les facultés, même si elles sont tellement minoritaires dans le corps académique et scientifique.
Un des gros défis à révéler que ce soit aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Heureusement qu’en plus de la centaine d’enseignants permanents et plus d’une centaine des visiteurs, plus d’une dizaine sont aux études aussi bien localement qu’à l’étranger.
Le professeur Kizito Gaucher recommande au CA de mettre en place une bourse de soutien aux enseignants en études dans les facultés où il y a la force dépendance vers l’extérieur.
Sur cette question des bourses ou subsides pour la formation des formateurs et le soutien à certains excellents étudiants, mais limités par les moyens financiers, l’Université Catholique du Graben a pu compter, durant cette année, sur ses partenaires traditionnels dont les rapports se basent sur la qualité de la formation dispensée et des valeurs partagées.
On peut citer : la Fédération Internationale des Universités Catholiques (FIUC), l’Association des Universités et Instituts Catholiques du Congo (ASSUNICACO), l’Agence Universitaire Francophone (AUF), le Réseau des Institutions de Formation Forestière et Environnementale d’Afrique Centrale (RIFFEAC) qui offre des formations au personnel scientifique et académique des Sciences agronomiques.
BEBUC, Bourse d’Excellence Bringman pour les universités congolaises qui finance les études quelques assistants et chefs de travaux. Le Programme d’Appui au Secteur Agricole au Nord–Kivu, PASA– NK, qui promeut la recherche agronomique en analyse du sol et amélioration des semences. La Convention avec l’Université de Catania. La Convention entre le Pouvoir Organisateur de l’UCG et le Gouvernement de la RDC de septembre 2021 qui octroie des numéros matricule au personnel de l’UCG, la mécanisation de la majorité du personnel pour la prise en charge déjà effective.
La collaboration UCG–WIMA–ISERE, FUC, appui des comboniens, CEPROSSAN. Ces organisations, comme les autres, prennent en charge, en partie ou entièretés, les frais académiques d’un étudiant en difficulté ou excellent sur base des critères qu’elles ont–elles mêmes préétablis.
Pour tenter de soulager, tant soit peu, la douleur de certains étudiants qui perdent leurs parents ou tuteurs au cours de l’année, suite à la situation d’insécurité dans notre région ou qui se retrouvent dans une situation de vulnérabilité pour une raison ou une autre, l’université donne des ‘jobs étudiants’ pouvant leur permettre de parachever le cursus.

Cette année 2022-2023, une vingtaine en a bénéficié en contrepartie d’un travail comme le nettoyage des auditoires au site Horizon.
Localement, la Maison MAHEMBE, que remercient les autorités académiques, prend aussi en charge certains étudiants se retrouvant dans cette difficulté.
Ainsi, cette insécurité qui sévit dans la région, non seulement amoindrit la capacité productrice des parents qui peinent à envoyer les enfants à l’Université ou à payer les frais académiques, mais aussi induit certains enseignants à hésiter de venir dispenser cours ici ; pourtant nous avons besoin de leurs compétences regrette le secrétaire General Académique, professeur Mbusa Kizito Gaucher.
Néanmoins, cette université tirée du néant il y a 35 ans, une œuvre de foi de monseigneur Emmanuel Kataliko, grandit et fait parler d’elle, mais demeure un chantier avec moult difficultés et défis.
D’où l’effort de chacun de nous est requis. Car « La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin. », le politologue Mbusa Kizito Gaucher.
Rédigé par Hervé Mukulu



