
UCG sacrée championne du concours d’éloquence « Ma langue pour la paix » : récit d’une victoire et d’un engagement académique pour la paix
L’Université Catholique du Graben (UCG) confirme sa supériorité académique et son engagement sociétal en remportant la première édition du concours interuniversitaire d’éloquence « Ma langue pour la paix », organisé par le club RFI en partenariat avec la Francophonie. Une victoire symbolique et stratégique, célébrée officiellement lors d’une cérémonie de remise de prix tenue ce mardi matin au sein de l’université.
Une compétition relevée, une victoire arrachée
Organisée dans la salle des réunions de la mairie de Butembo le samedi 4 avril 2026, la finale du concours a opposé plusieurs institutions universitaires de la région. À l’issue d’une compétition serrée, l’UCG s’est imposée face à l’Université de l’Assomption au Congo (UAC) avec un score de 82 % contre 81 %, confirmant ainsi la qualité argumentative et la maîtrise oratoire de ses étudiants.
L’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL) s’est classée troisième, suivie de l’UOR. Mais au-delà du classement, c’est l’engagement autour de la promotion de la paix par la parole qui a marqué cette première édition.
Une cérémonie de remise empreinte de reconnaissance
Ce mardi 07 avril 2026, une délégation du club RFI, conduite par son chef et accompagnée des lauréats ainsi que des membres du conseil estudiantin, s’est rendue à l’UCG pour remettre officiellement les distinctions.
Accueillie par le Professeur Nissé Mughendi, Secrétaire Général Académique de l’UCG, aux côtés du coach de l’équipe, le CT Kateri Mukosa (Faculté de droit), ainsi que du président du comité estudiantin et de son directeur de cabinet, la délégation a salué une collaboration « exemplaire » avec l’UCG.
« C’est un réel plaisir de vous dire combien nous avons été satisfaits de cette collaboration. L’UCG, avec les candidats qu’elle a alignés, nous a aidés à exécuter notre projet et notre campagne autour de la paix », a déclaré Elisha Kindy du club RFI.
Un parcours structuré, marqué par la rigueur et la discipline
Le concours s’est articulé en plusieurs phases, mobilisant à la fois créativité, rigueur intellectuelle et engagement citoyen.
Lors de la phase interuniversitaire, six candidats de l’UCG ont été sélectionnés et ont produit des vidéos portant sur les thématiques de la paix. Leur performance leur a permis de représenter l’université à l’étape suivante.
En demi-finale, organisée sous forme d’auditions individuelles, chaque université a présenté une thématique évaluée par un jury indépendant. L’UCG s’est alors classée deuxième, derrière l’UAC.
Mais c’est en finale que l’université a su renverser la tendance, démontrant une capacité d’adaptation et une maîtrise exceptionnelle de l’argumentation. « Les candidats ont fait preuve d’une discipline remarquable… leur contribution a été d’une importance capitale », a souligné la délégation du club RFI.
Des récompenses à la hauteur de l’engagement
La cérémonie a également été marquée par la remise de plusieurs distinctions, traduisant la reconnaissance du travail accompli.
Les étudiants lauréats ont bénéficié d’un prix étudiant assimilé à une bourse partielle de 80 dollars par étudiant, destinée à soutenir leur parcours académique.
L’université, quant à elle, a reçu :
- un rétroprojecteur pour renforcer les outils pédagogiques ;
- un brevet de mérite, saluant son engagement dans la promotion de la paix ;
- une coupe de victoire, symbole de sa première place au concours.
Le brevet précise :
« Brevet de mérite décerné à l’Université Catholique du Graben pour sa participation engagée au concours d’éloquence interuniversitaire “Ma langue pour la paix”, promouvant la force des mots dans la construction de la paix. »
Une victoire portée par un encadrement engagé
Au-delà des performances individuelles, les organisateurs ont tenu à saluer l’encadrement académique et technique ayant accompagné les étudiants.
Une mention spéciale a été adressée à Monsieur Emmanuel, décrit comme ayant été « présent jour et nuit aux côtés des candidats », ainsi qu’aux enseignants, membres du comité et responsables institutionnels qui ont contribué à cette réussite.
Une reconnaissance institutionnelle, mais surtout une responsabilité
Prenant la parole au nom du comité de gestion, le Professeur Nissé Mughendi a exprimé la reconnaissance de l’université tout en soulignant la portée symbolique de cette victoire.
« C’est à la fois un honneur et une responsabilité. En ce temps où la RDC a profondément besoin de paix, les mots deviennent des instruments essentiels pour construire des relations pacifiques », a-t-il déclaré.
Insistant sur le rôle de l’université comme espace de transformation sociale, il a rappelé que la paix « se construit » et que le langage constitue un levier fondamental pour déconstruire les conflits et promouvoir le vivre-ensemble.
Promouvoir la paix par l’enseignement et l’innovation linguistique
L’UCG entend désormais capitaliser sur cette dynamique pour renforcer la culture de la paix au sein de ses enseignements.
« Nous allons utiliser ces outils pour promouvoir la culture de la paix dans toutes les facultés et écoles de l’UCG », a affirmé le représentant académique.
Il a également plaidé pour l’élargissement futur du concours, notamment en intégrant les langues locales comme vecteurs complémentaires de paix, ouvrant ainsi la voie à une approche plus inclusive et contextualisée.
Vers une institution ambassadrice de la paix dans la région des Grands Lacs
Au terme de cette cérémonie, une conviction s’impose : l’UCG ne se contente pas de former des diplômés, elle façonne des citoyens engagés, capables d’influencer positivement leur environnement.
À travers cette victoire, l’université s’affirme comme une ambassadrice de la paix dans la région des Grands Lacs, démontrant que l’excellence académique peut aller de pair avec un engagement profond pour les valeurs humaines fondamentales.



