
UCG : la formation de la relève académique au cœur de la politique du personnel enseignant en 2025-2026
L’Université Catholique du Graben (UCG) a mobilisé, au cours de l’année académique 2025-2026, 124 membres du personnel académique, dont 55 enseignants propres à l’institution et 69 visiteurs. À leurs côtés, le rapport académique dénombre 177 membres du personnel scientifique, composés de 78 chefs de travaux et 99 assistants. L’année a également été marquée par l’intégration de quatre nouveaux Professeurs associés permanents issus des récentes soutenances de thèses. Pour l’UCG, le renforcement quantitatif et qualitatif de ce personnel constitue un enjeu central pour assurer la relève académique.
La qualité d’une institution universitaire repose en grande partie sur les femmes et les hommes chargés d’assurer l’enseignement, l’encadrement des étudiants et la recherche scientifique. À l’Université Catholique du Graben, la question du personnel académique et scientifique occupe ainsi une place importante dans le rapport académique de l’année 2025-2026.
Le document distingue deux grandes catégories : d’une part, le personnel académique, composé notamment des Professeurs émérites, Professeurs ordinaires, Professeurs et Professeurs associés ; d’autre part, le personnel scientifique, constitué principalement des chefs de travaux et assistants.
Au-delà des statistiques, ces données permettent surtout de mesurer les efforts engagés par l’Université pour renforcer progressivement ses propres capacités d’enseignement et préparer une nouvelle génération d’enseignants-chercheurs.
124 membres du personnel académique mobilisés
Pour l’année académique 2025-2026, l’Université Catholique du Graben a utilisé 124 membres du personnel académique.
Parmi eux, 55 appartiennent au personnel propre de l’UCG, tandis que 69 sont des enseignants visiteurs provenant d’autres institutions.
Le personnel académique propre est constitué de 49 hommes et 6 femmes. Le personnel visiteur comprend, quant à lui, 67 hommes et 2 femmes.
Selon les calculs repris dans le rapport, la capacité académique interne représente 44,3 % du personnel académique mobilisé, contre 55,6 % de ressources externes.
La part du personnel interne a toutefois enregistré une croissance de trois points par rapport à la situation précédente, tandis que le recours aux ressources extérieures a reculé dans les mêmes proportions.
Cette évolution traduit un enjeu majeur pour l’Université : augmenter progressivement la proportion des enseignements pouvant être pris en charge par son propre personnel qualifié, tout en maintenant la contribution des enseignants visiteurs.
La Médecine recourt fortement aux enseignants visiteurs
La répartition du personnel académique varie considérablement selon les facultés.
En Sciences agronomiques, l’UCG compte 10 enseignants académiques propres et 6 visiteurs. La Faculté de Droit en compte respectivement 7 et 6, tandis que les Sciences économiques et de gestion disposent de 10 enseignants propres et 2 visiteurs.
La situation est différente en Médecine, où le rapport indique 2 membres du personnel académique propre contre 17 visiteurs. La Pharmacie compte également 2 membres propres et 9 visiteurs.
Les Sciences sociales, politiques et administratives disposent de 7 enseignants propres et 6 visiteurs ; la Philosophie en compte 8 propres et 4 visiteurs ; les Sciences polytechniques 2 propres et 10 visiteurs. L’École de criminologie s’appuie, dans cette catégorie, sur 7 enseignants visiteurs.
Ces chiffres témoignent à la fois de la diversité des besoins selon les filières et de l’importance que conservent les collaborations académiques extérieures dans l’organisation de certains enseignements.
Quatre nouveaux Professeurs associés permanents
L’un des principaux acquis de l’année académique concerne le renforcement du personnel académique permanent.
Selon le rapport, le corps académique de l’Université Catholique du Graben s’est enrichi de quatre nouveaux Professeurs associés permanents, nommés à la suite de la défense de leurs thèses.
Il s’agit de Dr Kasereka Ndekeninge Richard et Munanirya Vimane Armel, en Droit ; Mwanzo Wa Vindu Kazi, en Sciences pharmaceutiques ; et Kamate Mulume François, en Sciences économiques.
Pour l’Université, l’intégration de ces nouveaux enseignants ne constitue pas seulement une progression individuelle dans leur carrière académique. Elle participe directement au renforcement de la capacité interne de l’institution.
Le rapport leur adresse d’ailleurs des félicitations et souligne les attentes placées dans leur contribution à la relève académique.
177 membres du personnel scientifique
À côté des professeurs, l’Université dispose d’un important personnel scientifique qui constitue le vivier de sa future relève académique.
Le rapport dénombre 78 chefs de travaux, dont 67 hommes et 11 femmes, ainsi que 99 assistants, dont 83 hommes et 16 femmes. Au total, le personnel scientifique représente ainsi 177 personnes.
Cette catégorie est particulièrement importante dans la stratégie de développement de l’Université, puisque les assistants et chefs de travaux sont appelés à poursuivre leur formation académique, notamment aux niveaux du DEA et du doctorat, avant de renforcer progressivement le corps professoral.
Le rapport le souligne explicitement : « L’Université compte sur l’importance quantitative et qualitative de son personnel scientifique pour la relève académique. »
Agronomie et Médecine parmi les principaux viviers du personnel scientifique
La répartition du personnel scientifique montre une présence importante dans plusieurs facultés.
Les Sciences agronomiques disposent de 17 chefs de travaux et 17 assistants, soit 34 membres du personnel scientifique.
La Médecine et l’École de Santé publique comptent également 21 chefs de travaux et 13 assistants, représentant elles aussi un ensemble de 34 personnes.
En Droit, le rapport recense 9 chefs de travaux et 17 assistants, tandis que les Sciences économiques et de gestion disposent de 11 chefs de travaux et 12 assistants.
La Médecine vétérinaire compte 9 chefs de travaux et 4 assistants ; les Sciences sociales, politiques et administratives, 6 chefs de travaux et 4 assistants ; la Pharmacie, 5 chefs de travaux et 9 assistants.
La Philosophie compte 5 assistants, les Sciences polytechniques également 5, tandis que l’Institut Supérieur des Sciences humaines et religieuses dispose de 13 assistants.
Ces effectifs constituent une réserve importante pour la formation des futurs enseignants permanents.
Former les formateurs pour réduire progressivement la dépendance extérieure
La structure actuelle du personnel académique montre cependant un défi important : plus de la moitié des membres du personnel académique mobilisés sont encore des visiteurs.
Sur les 124 enseignants académiques recensés, 69 proviennent de l’extérieur de l’Université, contre 55 membres du personnel propre.
Cette contribution extérieure permet à l’UCG de bénéficier d’expertises provenant d’autres établissements et de répondre aux besoins spécifiques de différentes filières.
Mais l’objectif à long terme reste de renforcer davantage la capacité interne.
C’est précisément dans cette perspective que le personnel scientifique prend toute son importance. Les assistants et chefs de travaux constituent les candidats naturels à la poursuite de la formation avancée et, à terme, à leur intégration dans les différentes catégories du corps académique.
L’arrivée de quatre nouveaux Professeurs associés permanents durant l’année 2025-2026 montre déjà concrètement comment cette politique de formation peut contribuer à renforcer le personnel propre de l’Université.
La relève académique, un chantier appelé à se poursuivre
Cette orientation ne s’arrête pas à l’année 2025-2026.
Dans ses perspectives, le rapport académique considère la formation des formateurs comme l’un des chantiers sur lesquels l’Université ne doit pas relâcher ses efforts.
L’UCG se fixe même une ambition importante : parvenir à un rythme d’une dizaine de nouveaux docteurs à thèse chaque année, avec idéalement au moins un nouveau docteur pour chaque département ou école.
Cette ambition répond directement aux besoins observés dans les statistiques du personnel.
Plus l’Université formera ses assistants et chefs de travaux jusqu’au doctorat, plus elle pourra renforcer son personnel académique permanent, développer ses activités de recherche et consolider l’encadrement des étudiants dans ses différentes filières.
Un personnel scientifique appelé à devenir le corps professoral de demain
Avec 177 membres du personnel scientifique, l’Université Catholique du Graben dispose d’un vivier important pour construire cette relève.
L’enjeu consiste désormais à accompagner cette ressource humaine vers les niveaux supérieurs de qualification académique.
Les soutenances de DEA, les doctorats et l’intégration progressive de nouveaux Professeurs associés deviennent ainsi des éléments d’une même stratégie : transformer progressivement le personnel scientifique d’aujourd’hui en corps professoral de demain.
L’année académique 2025-2026 en fournit déjà une illustration avec quatre nouveaux Professeurs associés permanents.
Pour l’Université Catholique du Graben, la consolidation de son personnel propre apparaît donc comme l’un des leviers essentiels pour assurer la continuité de ses formations, accroître son autonomie académique et préparer durablement la relève des enseignants-chercheurs.



