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Collation des grades académiques 2026 : les lauréats de l’UCG s’engagent à mettre leur savoir au service de la société

À l’occasion de la collation des grades académiques de l’année 2025-2026, les lauréats de l’Université Catholique du Graben (UCG) ont été appelés à considérer leurs diplômes non seulement comme l’aboutissement de plusieurs années d’études, mais surtout comme le point de départ d’une nouvelle responsabilité au sein de la société.

Prenant la parole au nom de l’ensemble des lauréates et des lauréats, le représentant des lauréats a exprimé la gratitude de la promotion envers Dieu, les autorités académiques, les enseignants, les parents et toutes les personnes ayant contribué à leur parcours. Il a également exhorté ses collègues à faire vivre, au-delà des auditoires, les valeurs acquises à l’UCG : le goût de l’effort, la recherche de l’excellence, l’intégrité et le sens du service.

Une cérémonie qui marque la fin d’une étape et le début d’une nouvelle responsabilité

Dans son adresse, le président des lauréats  et  Président honoraires des étudiants a d’abord souligné la portée particulière de la cérémonie de collation des grades académiques.

« Cette cérémonie représente pour chacun de nous un moment particulier. Elle consacre plusieurs années de formation, de travail, de sacrifices et de persévérance », a-t-il déclaré.

Pour les nouveaux diplômés, cette journée marque certes la fin d’une étape importante du parcours universitaire, mais elle constitue également l’ouverture d’une nouvelle page de leur vie.

La proclamation des résultats et la réception des grades académiques suscitent naturellement joie et fierté. Toutefois, le président des lauréats a insisté sur une réalité essentielle : « Personne n’arrive seul à un jour comme celui-ci. »

Cette réussite est ainsi présentée comme le fruit d’un effort collectif, soutenu par Dieu, les familles, les enseignants et les autorités de l’Université.

Des remerciements adressés aux autorités et aux enseignants

Au nom des lauréats, le président a exprimé sa profonde gratitude à Dieu pour la vie, la force et la grâce qui leur ont permis d’atteindre cette étape.

Il a également remercié le Grand Chancelier de l’Université, les autorités académiques et les membres du Comité de gestion pour leur accompagnement et les efforts consentis en vue de maintenir l’UCG dans sa mission d’enseignement, de recherche et de service à la communauté.

Une reconnaissance particulière a été adressée aux enseignants.

« Vous avez partagé avec nous votre savoir, votre expérience et votre exigence », a-t-il reconnu, avant de rappeler que la véritable formation universitaire dépasse la simple réussite aux examens.

Selon lui, l’Université doit surtout permettre à l’étudiant de développer la capacité de comprendre, de chercher, de questionner, de défendre une idée avec rigueur et de demeurer disposé à apprendre.

Reprenant une pensée attribuée à Michel de Montaigne, il a ainsi rappelé qu’« il vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine ».

Cette conception de la formation universitaire met l’accent non seulement sur l’accumulation des connaissances, mais également sur la capacité de réflexion, de discernement et de jugement.

Aux parents : « Cette journée est aussi la vôtre »

Le président des lauréats a également consacré une partie de son intervention aux parents et aux familles.

Derrière les grades académiques conférés aux diplômés, a-t-il souligné, se trouvent des années de sacrifices consentis par les familles.

« Pour beaucoup d’entre vous, envoyer un enfant à l’Université a exigé des choix difficiles, des privations, de la patience et parfois des efforts que nous ne saurons mesurer pleinement », a-t-il déclaré.

Les parents ont notamment supporté les dépenses liées aux études, les inquiétudes, les périodes de fatigue et les incertitudes rencontrées au cours du parcours universitaire.

« Cette journée est aussi la vôtre », a-t-il insisté, leur adressant, au nom de tous les lauréats, des remerciements pour leur confiance et les sacrifices consentis.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

Au-delà de la célébration des diplômes, le discours a surtout porté sur la responsabilité qui accompagne les grades académiques.

Le président des lauréats a rappelé que le diplôme ne constitue pas simplement un titre à ajouter à un nom. Il confère surtout une responsabilité envers la société.

C’est dans cette perspective qu’il a invoqué la célèbre formule de François Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Pour les nouveaux diplômés, la valeur du savoir acquis à l’Université dépendra donc de l’usage qui en sera fait, de leur intégrité et de leur capacité à mettre leurs compétences au service des autres.

Des compétences attendues face aux défis de la société

Cette responsabilité prend une dimension particulière dans le contexte de la République démocratique du Congo et, plus particulièrement, dans celui de la région.

Le président des lauréats a évoqué les nombreux défis auxquels la société reste confrontée : insécurité, difficultés économiques, chômage, pauvreté et problèmes sociaux.

Dans ce contexte, a-t-il estimé, la société n’attend pas uniquement des jeunes diplômés qu’ils présentent leurs titres académiques. Elle attend d’eux des compétences, des initiatives, de l’intégrité et des solutions.

Chaque domaine de formation doit ainsi contribuer concrètement au développement de la société.

Le juriste est appelé à contribuer à faire vivre la justice. Le médecin doit mettre son savoir au service de la vie. Le pharmacien doit participer à la protection de la santé. L’agronome doit contribuer à la sécurité alimentaire.

De son côté, l’ingénieur est appelé à transformer les besoins de la société en solutions concrètes, tandis que l’économiste et le gestionnaire doivent contribuer à la création de richesses, d’emplois et d’opportunités.

« Chacun, dans son domaine, devra démontrer que les années passées à l’Université avaient un sens », a-t-il déclaré.

Des parcours différents, une même exigence d’excellence

À la sortie de l’Université, les lauréats emprunteront désormais des chemins différents. Certains poursuivront leurs études, d’autres entreront dans la vie professionnelle, tandis que certains choisiront l’entrepreneuriat. D’autres encore devront prendre le temps de chercher leur voie.

Ces parcours seront marqués aussi bien par des réussites que par des obstacles.

Face à cette diversité des trajectoires, le président des lauréats a invité ses collègues à conserver l’essentiel de ce que leur formation à l’UCG leur a transmis : « Le goût de l’effort. La recherche de l’excellence. L’intégrité et le sens du service. »

« Monte plus haut » : une devise appelée à dépasser les auditoires

Le discours s’est achevé sur la devise de l’Université Catholique du Graben : « Monte plus haut ».

Pour les nouveaux diplômés, cette devise doit désormais dépasser le cadre des auditoires et accompagner leur parcours professionnel et social.

« Plus haut dans la connaissance. Plus haut dans le travail. Plus haut dans la responsabilité. Plus haut dans la manière de servir les autres », a précisé le président des lauréats.

Cette invitation à « monter plus haut » ne renvoie donc pas uniquement à la recherche d’une position sociale ou professionnelle. Elle traduit surtout une exigence de progression personnelle et de service.

« La véritable réussite ne consiste pas uniquement à occuper une position, mais à devenir meilleur et à rendre meilleurs ceux qui nous entourent », a-t-il souligné.

Faire honneur à l’UCG par ce que les diplômés deviendront

Au terme de son intervention, le président des lauréats a invité ses collègues à être fiers du chemin parcouru, tout en restant conscients du travail qui reste à accomplir.

Il a formulé le souhait que les familles puissent être fières de leurs enfants, que les enseignants puissent reconnaître dans leurs parcours le fruit de leur travail et que l’Université Catholique du Graben puisse continuer à être honorée à travers ce que deviendront ses diplômés.

La collation des grades académiques apparaît ainsi non seulement comme une cérémonie de reconnaissance du parcours universitaire accompli, mais aussi comme un moment de passage vers une nouvelle responsabilité.

Pour les lauréats de l’année académique 2025-2026, le véritable défi commence désormais : transformer les connaissances acquises en compétences utiles, les compétences en actions et les actions en contribution concrète au bien de la société.

À toutes les lauréates et à tous les lauréats, l’Université Catholique du Graben adresse ses sincères félicitations.

 

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