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Collation des grades académiques 2026 : le Grand Chancelier de l’UCG, Mgr Sikuli Paluku, rappelle les valeurs fondamentales aux dirigeants, aux enseignants et conseille les diplômés

À l’occasion de la collation des grades académiques de l’année 2025-2026, le Grand Chancelier de l’Université Catholique du Graben (UCG), Son Excellence Mgr Sikulu Paluku, représenté par son envoyé, l’Abbé Professeur Ordinaire Waswandi Athanase, a appelé la communauté universitaire à faire de la formation académique un véritable levier de transformation de la société. Il a notamment exhorté les lauréats à devenir une « élite au service du peuple », fondée sur l’excellence, l’intégrité, la responsabilité et le sens du bien commun.

 

La cérémonie de collation des grades académiques de l’année 2025-2026 a été l’occasion, pour le Grand Chancelier de l’Université Catholique du Graben, de rappeler la vocation profonde d’une institution universitaire catholique : former non seulement des professionnels compétents, mais aussi des femmes et des hommes capables de mettre leur savoir au service de la société.

Dans son message, Mgr  Sikuli a situé cette mission dans le contexte des profondes mutations que traverse le monde contemporain. Les progrès scientifiques et technologiques, a-t-il relevé, contrastent avec la persistance de nombreuses crises : difficultés socio-économiques, inégalités, crise de gouvernance, dégradation de l’environnement, conflits, résurgence de certaines maladies et crise des valeurs.

Face à ces défis, l’université ne peut, selon lui, se limiter à la transmission des connaissances. Elle doit contribuer à la formation d’une élite capable d’assumer ses responsabilités sociales et de participer activement à la transformation de la société.

Former une élite engagée au service de la société

Pour le Grand Chancelier, l’élite attendue de l’Université Catholique du Graben ne se définit ni par le niveau de rémunération ni par la réussite individuelle. Elle se reconnaît plutôt à sa capacité à rester engagée aux côtés de la communauté lorsque celle-ci traverse des périodes difficiles.

« Cette élite n’est pas celle qui a le plus gros salaire. Ce n’est pas celle qui fuit à l’étranger quand le pays va mal, mais celle qui reste lorsque tout le monde fuit », a-t-il souligné.

Cette conception de l’élite s’inscrit, a-t-il rappelé, dans la vision de l’enseignement supérieur portée par l’Église catholique. Citant le pape François, il a présenté l’université comme un espace privilégié pour penser et développer l’engagement d’évangélisation de manière interdisciplinaire et intégrée.

Dans cette perspective, l’UCG, fidèle à l’esprit de son fondateur, Mgr Emmanuel Kataliko, d’heureuse mémoire, entend former une élite consciente de son rôle social et capable d’apporter des réponses innovantes aux défis de la société.

L’excellence comme exigence académique et humaine

Le Grand Chancelier a également invité la communauté universitaire à renforcer la collaboration entre les différents acteurs de l’institution et à cultiver « l’esprit synodal », entendu comme une culture du travail ensemble.

Il a appelé les enseignants, les étudiants et l’ensemble des membres de la communauté universitaire à promouvoir une véritable culture de l’excellence, en cohérence avec la devise de l’UCG : « Ascende Superius ».

Cette exigence implique, selon lui, de refuser la médiocrité, de rechercher la vérité avec rigueur, de respecter la discipline et de privilégier la correction fraternelle et patiente.

Il a également insisté sur la nécessité d’exercer le leadership avec humilité et de placer le service au-dessus des intérêts personnels. Cette responsabilité implique notamment, a-t-il précisé, le courage de dénoncer l’injustice, la promotion de la paix et de la cohésion sociale ainsi que la défense de la dignité de toute personne humaine.

Aux étudiants : « devenir les artisans du changement »

S’adressant particulièrement aux étudiants et aux étudiantes, Mgr Sikuli Paluku les a invités à ne pas attendre passivement les transformations de leur société.

Reprenant une formule attribuée au Mahatma Gandhi — « Be the change you want to see » —, il a rappelé que le changement commence par chacun, « là où tu es, avec ce que tu as ».

Le passage à l’université, a-t-il souligné, ne devrait donc pas être réduit à l’obtention d’un diplôme. Le cursus académique doit contribuer à transformer profondément les étudiants afin qu’ils soient capables d’éclairer et de renouveler leur environnement.

« Le savoir devient véritablement fécond lorsqu’il est mis au service des autres », a-t-il insisté.

Cette vision conduit également l’UCG à questionner l’écart entre la production scientifique et l’action concrète sur le terrain. Une université catholique, a rappelé le Grand Chancelier, n’est pas seulement un lieu de délivrance des diplômes ; elle est aussi une école de vérité, de discipline, de responsabilité et de formation intégrale.

Des exigences pour la qualité de la formation

Dans la seconde partie de son allocution, le Grand Chancelier a attiré l’attention de la communauté universitaire sur plusieurs pratiques susceptibles, selon lui, de porter atteinte à la qualité de la formation et à l’image de l’institution.

Il a notamment évoqué le recours systématique aux cours en ligne lorsqu’il n’est pas justifié par des circonstances exceptionnelles. Tout en reconnaissant la valeur des technologies numériques, il a rappelé qu’elles ne sauraient se substituer à la richesse de la rencontre entre enseignants et étudiants, au dialogue académique, aux débats, aux travaux pratiques et à la vie intellectuelle sur le campus.

Il a également appelé au respect des horaires de cours et à la lutte contre le retard et l’absentéisme. À cet effet, il a demandé au Secrétaire général académique d’assurer le suivi du respect des heures d’enseignement à l’UCG.

Lutte contre l’alcoolisme, la fraude et les comportements contraires à l’éthique

Le Grand Chancelier a par ailleurs dénoncé la consommation abusive d’alcool et de drogues au sein de la communauté universitaire. Il a appelé l’administration à poursuivre les actions de sensibilisation et d’accompagnement et, lorsque cela s’avère nécessaire, à appliquer les mesures disciplinaires prévues par les règlements.

La fraude financière et académique a également fait l’objet d’une condamnation ferme. Le piratage des bordereaux de paiement, la falsification des documents administratifs et les autres formes de fraude, a-t-il souligné, portent atteinte à la confiance, à la justice et à la crédibilité de l’institution.

Il a ainsi invité les autorités académiques à renforcer les mécanismes de contrôle, la sécurisation des paiements et la traçabilité des opérations administratives, dans le respect des droits de chacun.

La question de l’hygiène et de la salubrité sur les différents sites universitaires a également été évoquée. Le Grand Chancelier a appelé à davantage d’attention à la propreté des espaces universitaires, notamment des auditoires et des toilettes.

Il a enfin dénoncé la recherche de promotions en grades en dehors du respect des textes statutaires et appelé à la responsabilité de tous dans la préservation de l’intégrité académique.

Un appel renouvelé à la responsabilité

Au terme de son allocution, Mgr Paluku Melchisédech  a adressé un message spécifique aux différents acteurs de la communauté universitaire.

Aux lauréats, il a adressé ses félicitations et renouvelé son appel à devenir une élite au service du peuple.

Aux enseignants, il a demandé d’être des modèles de ponctualité, de rigueur scientifique et d’intégrité, rappelant que l’autorité morale du professeur se construit autant par son exemple que par son savoir.

Aux parents, dont il a salué l’engagement, il a renouvelé son appel à devenir des partenaires actifs de l’éducation de leurs enfants, en rappelant que « la famille reste la première école des valeurs ».

Enfin, il a invité l’ensemble de la communauté universitaire à renouveler son engagement envers les valeurs qui fondent l’identité catholique de l’UCG : les valeurs évangéliques, la recherche de la vérité, le respect de la dignité humaine, le sens du bien commun, la sauvegarde de l’environnement et le refus de toute forme de corruption.

Faire de la collation des grades un nouveau point de départ

Pour le Grand Chancelier, la collation des grades académiques ne doit pas être considérée uniquement comme l’aboutissement d’un parcours universitaire. Elle doit également constituer le point de départ d’un nouvel engagement au service de la société.

L’ambition affichée est celle d’une université où l’excellence intellectuelle s’accompagne de l’excellence humaine, morale, éthique et spirituelle, notamment à travers la promotion de la recherche et de l’innovation au service de l’Église et de la société.

En conclusion, Mgr Paluku Melchisédech a confié l’avenir de l’Université Catholique du Graben à la protection divine, formulant le vœu que ses dirigeants soient éclairés, que ses enseignants soient fortifiés, que ses étudiants soient inspirés et que chacun puisse devenir un artisan de vérité, de justice et d’espérance.

« Ascende Superius » : une invitation à aller plus haut, non seulement dans le savoir, mais également dans le service et la responsabilité envers la société.

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